« Fuis moi je te suis, suis-moi je te fuis. » – jusqu’Ă  quand ?

Crédit photo : Saydung89

Pour le premier article de l’annĂ©e j’ai envie de parler d’un sujet qui nous touche tous, nous les cĂ©libataires. Le phĂ©nomĂšne du « fuis moi je te suis, suis moi je te fuis. ». Cet article c’est pour toutes les personnes qui ont passĂ©es des nuits Ă  attendre un sms qui n’est jamais arrivĂ©.

Fuis moi je te suis, suis-moi je te fuis : l’incontournable du dating.

Ma petite expĂ©rience dans le dating m’a permis de me rendre compte que ce phĂ©nomĂšne est quasiment un incontournable. Il permet d’instaurer un rapport de force qui dĂ©terminera qui est le plus piquĂ© par l’autre. C’est pratiquĂ© autant par les hommes que par les femmes, je l’ai moi-mĂȘme pratiquĂ©, hihi. Il existe une loi tacite dans le dating qui considĂšre que celui qui dĂ©veloppe des sentiments en premier est le maillon faible du duo. Ce rapport de force fait partie de ce que j’appelle les « mind games » (ou « jeux de l’esprit » en français).

Selon mon expĂ©rience perso, les mind games sont utilisĂ©s par les personnes Ă©motionnellement indisponibles ou encore ceux qui manquent de confiance en eux. Ils Ă©prouvent le besoin de se sentir au contrĂŽle de la situation en naviguant entre le chaud et le froid. C’est clairement une technique de manipulation qui va subtilement venir crĂ©er un sentiment de dĂ©pendance affective.

Pourquoi vouloir créer un sentiment de dépendance affective ?

Selon moi, les personnes insecure ont tendance Ă  entrer dans le milieu du dating avec pessimisme et mĂ©fiance d’oĂč le besoin d’avoir le contrĂŽle. Ils utilisent des mind games car il est hors de question pour eux de prendre le risque de dĂ©velopper des sentiments et qu’ils ne soient pas rĂ©ciproques. Certaines personnes finiront par ne jamais trouver l’amour Ă  cause de ces mind games. (miskina)

Sachez aussi qu’il existe des personnes qui ont tellement souffert de la blessure du rejet et de l’abandon qu’ils sont dans une chasse perpĂ©tuelle de validation. Ils vont donc commencer Ă  s’investir avec certaines personnes dans le but que celles-ci dĂ©veloppent des sentiments pour avoir la sainte validation que quelqu’un peut les aimer, et bien entendu tout cela se passe dans leur inconscient. (eux c’est souvent ceux qui ne veulent pas aller voir un psy)

Le cerveau fonctionne uniquement avec ce qu’il connaĂźt, il pioche dans le conscient et l’inconscient pour rĂ©agir aux situations de la vie. Si Ă©tant petit il vous a fallu prouver que vous mĂ©ritiez d’ĂȘtre aimĂ©, votre inconscient a enregistrĂ© que l’amour se mĂ©rite sous la condition que vous soyez ci ou que vous fassiez ça. Si au contraire, Ă©tant petit on vous a aimĂ© sans conditions, votre inconscient a enregistrĂ© que tout le monde mĂ©rite de l’amour.

Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis : quelle est l’alternative ?

AprĂšs tout ce que j’ai Ă©crit plus haut, normalement vous avez compris ce phĂ©nomĂšne tĂ©moigne d’une immaturitĂ© Ă©motionnelle. Si vous ĂȘtes face Ă  quelqu’un qui vous envoie du chaud et du froid, libre Ă  vous d’entretenir ce mind game ou non. L’expĂ©rience m’a montrĂ© qu’en gĂ©nĂ©ral on y perd plus de temps qu’on y gagne quelque chose. Rien de sain ne commence par de la manipulation et puis qui a envie de commencer quoique ce soit par un rapport de force ?

DĂ©sormais je prĂ©fĂšre utiliser la mĂ©thode de l’Ă©nergie rĂ©ciproque. Je n’entretiens rien que je ne souhaite pas dĂ©velopper. Et je n’ai aucun problĂšme Ă  dire Ă  quelqu’un qu’il me plaĂźt, car en Ă©tant honnĂȘte avec moi-mĂȘme et cette personne j’Ă©mets une Ă©nergie.
Si cette Ă©nergie est rĂ©ciproquĂ©e c’est cool et si elle ne l’est pas c’est cool aussi car cela me permet de passer Ă  autre chose beaucoup plus rapidement que si j’avais jouĂ© Ă  des mind games pendant des mois.

Je pense que la meilleure des choses Ă  faire dans le dating c’est d’ĂȘtre honnĂȘte avec soi-mĂȘme. Feindre un intĂ©rĂȘt pour quelqu’un : c’est faire du mal Ă  l’autre. Nier son intĂ©rĂȘt pour quelqu’un : c’est se faire souffrir de l’intĂ©rieur. Alors, ensemble, grandissons et assumons ce que l’on ressent comme des grandes et des grands afin qu’on arrĂȘte de souffrir dans le milieu du dating. C’est tout pour moi.

Merci de m’avoir lue. J’espĂšre que tu as aimĂ© le premier article de l’annĂ©e. RĂ©ponds-moi dans les commentaires. Comme d’habitude je lis et rĂ©ponds Ă  tous les commentaires.

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7 commentaires sur “« Fuis moi je te suis, suis-moi je te fuis. » – jusqu’Ă  quand ?

  1. Toujours un plaisir de lire tes articles de qualitĂ©. Je suis totalement d’accord avec toi. Surtout qu’il y a pleins de personnes se prĂ©tendant coach qui encouragent Ă  pratiquer ce jeu malsain. Une relation saine n’a pas a commencer par un rapport de force !

  2. C’est une excellente analyse de ce rapport de force ! C’est simple, clair, c’est trĂšs important de se poser un moment pour y penser. Merci Kim !

  3. Excellent article, trĂšs plaisant Ă  lire et surtout trĂšs vĂ©ridique. Je trouve que personnellement la rĂ©ciprocitĂ© est un excellent conseil car si l’on se ment Ă  soi-mĂȘme on ne pourra jamais rĂ©colter la vĂ©ritĂ© de l’autre cĂŽtĂ©. HĂąte de lire tes prochains articles

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